Déconnectez et soulagez vos cervicales : 3 postures de yoga contre le tech neck
récente publication du South China Morning Post relaye les conclusions d'une étude parue en 2025 dans le Postgraduate Medical Journal: en compilant les données de sept travaux antérieurs portant sur…
Constance Duret, Kinésiologue et formatrice en yoga postural·mis à jour 14 septembre 2026

récente publication du South China Morning Post relaye les conclusions d'une étude parue en 2025 dans le Postgraduate Medical Journal: en compilant les données de sept travaux antérieurs portant sur 10 715 adultes, des chercheurs ont observé un risque significativement accru de douleurs cervicales chez les personnes qui surutilisent leur smartphone. Le « tech neck » n'est donc plus une simple expression de salle de pause — c'est un motif anatomique que je retrouve presque systématiquement dans mes consultations sur la Côte d'Azur. Avant d'aller vers les postures, commençons par observer ce que le quotidien numérique inscrit dans le corps.
Ce que les écrans impriment à la posture
Quand nous tenons un téléphone, la tête bascule vers l'avant et la courbe cervicale s'inverse. Plus l'inclinaison augmente, plus la charge sur les vertèbres cervicales grimpe — un mécanisme que le corps finit par traduire en raideur, en tête qui « pèse » au réveil, en mâchoire qui se serre sans raison apparente. À cela s'ajoute, comme le rappelle l'article, une fatigue oculaire et un sommeil moins récupérateur. La bonne nouvelle: il ne s'agit pas de renoncer à nos outils, mais de réintroduire quelques gestes simples qui compensent cette inclinaison répétée et redonnent du tonus au système nerveux parasympathique.
Trois ajustements à tester ce soir
Installez-vous assis, le dos long, épaules roulantes vers l'arrière puis vers le bas. Imaginez votre colonne qui s'étire vers le plafond. Inclinez légèrement le menton vers la gorge, puis imprimez à la tête des cercles lents dans un sens, puis dans l'autre — cinq rotations de chaque côté, en respirant largement. Vous ressentirez l'avant du cou, le haut de la poitrine et les fascias du thorax s'ouvrir doucement.
Debout, joignez les paumes dans le dos et tendez les bras vers l'arrière, à la hauteur qui vous convient. Inclinez la tête vers le plafond sans forcer, et restez trois respirations. Le sternum remonte, les épaules se désencombrent, la fluidité revient dans l'anneau supérieur du corps.
Allongé sur le dos, placez un coussin sous le bas du dos pour une variation soutenue du pont. Pieds au sol, genoux fléchis et écartés à largeur de hanches: vous glissez le coussin sous le sacrum, puis vous allongez les jambes, bras ouverts, coudes fléchis, paumes vers le plafond. Cinq respirations profondes, puis vous retirez le coussin avant de vous relever sur le côté.
Ce que je vous invite à surveiller
Plutôt que de chercher la performance, observez ce qui revient après chaque séquence: la mâchoire se pose-t-elle? La respiration descend-elle dans le ventre? La nuque retrouve-t-elle de la mobilité? C'est cette lecture interne — et non la durée de la pratique — qui construit l'équilibre que nous cultivons ensemble.